La légende de la Vieille Dochia / Doquia

Dans les temps anciens, il était une vieille femme qui s’appelait Dochia.
Elle avait un fils, Dragobete, et une bru, qu’elle n’aimait point.

Un jour, vers la fin de l’hiver, la terrible Dochia demanda à sa bru d’aller à la rivière pour laver un linge en laine noire, afin de le blanchir.

Arrivée à la rivière, la jeune femme peina beaucoup, mais plus elle lavait la laine, plus celle-ci noircissait.

En l’apercevant et impressionné par la douleur de la femme, Dieu descendit sur la terre, déguisé en jeune homme, il lui donna une fleur rouge et blanche et lui conseilla de laver de nouveau la laine et puis de rentrer à la maison.

Une fois la fille arrivée chez elle, la vieille Dochia vit, étonnée, la laine blanchie, mais aussi la fleur dans les cheveux de sa bru.

Elle crut alors que le printemps était arrivé et partit avec ses moutons dans les herbages des montagnes.

Comme le temps de mars est imprévisible et comme il faisait de plus en plus chaud, au fur et à mesure qu’elle montait, Dochia commença à jeter ses neuf touloupes.

Arrivée au sommet de la montagne et, dépouillée de ses touloupes, Dochia fut rapidement transformée en pierre par le gel de printemps, tout comme ses moutons.

Depuis lors, le rouge et le blanc symbolisent la lutte entre le mal et le bien, entre l'hiver et le printemps. Dès le 1er mars, comme un symbole du printemps, le « martisor » est porté par les gens.

Les rochers de Dochia et de ses moutons sont toujours là, sur le mont de Ceahlau.

 

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